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LES COULISSES DE YAGG
La vie d'un média LGBT côté coulisses
Making-of | 03.05.2011 - 11 h 51 | 11 COMMENTAIRES
Deux ou trois choses sur la modération des chats

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Suite au chat avec Christine Le Doaré, un internaute a profité d’une faille du système que nous utilisons pour publier sur Facebook les questions qui n’ont pas été retenues pendant les échanges. De mémoire, le but était de démontrer que « les questions les plus intéressantes sont celles que l’on ne pose pas ».

D’une, nous allons sans doute changer de système de chat, afin que ce genre d’acte malveillant ne se reproduise pas.

De deux, c’est l’occasion d’expliquer comment sont choisies les questions posées pendant le chat. Voici donc quelques explications.

Le déroulement de l’événement est toujours le même: un modérateur (votre serviteur, en l’occurrence) sélectionne et édite éventuellement les questions, qu’il envoie au fur à mesure à l’invité-e. A quelques exceptions près, l’invité-e ne tape pas ses réponses. Quelqu’un de l’équipe le fait, de sorte qu’il ou elle puisse mieux se concentrer sur les réponses.

Le chat se déroulant à un horaire qui peut ne pas arranger tout le monde, nous proposons à celles et ceux qui le souhaitent de poser une ou plusieurs questions en avance. Cela nous permet de surcroît d’avoir un peu de matière pour démarrer le chat, qui met souvent dix minutes à se lancer.

Chat avec Kévin Gagneul

COMME UNE INTERVIEW
Pour autant, il s’agit d’un chat en direct et nous nous donnons pour règle de privilégier les questions de celles et ceux qui sont connectés et de donner la parole à un maximum de personnes. Il arrive souvent qu’un seul internaute, visiblement très motivé, pose une dizaine, voire une vingtaine de questions à lui tout seul. Même si les questions sont toutes intéressantes, le principe même du chat fait que nous devons varier les intervenants.

Ensuite, un chat se déroule comme une interview: il doit être un minimum structuré. Pour cela, il y a plusieurs principes simples qu’un journaliste applique à tous ses entretiens. Quelques exemples: on ne passe pas sans cesse du coq à l’âne;  on ne pose pas trente six fois la même question ; ou encore, mieux vaut éviter les questions de cinq kilomètres de long; ou mieux vaut aussi ne pas poser cinq questions dans le même message ; et pour finir, a priori, on n’est pas là pour insulter l’invité-e (Ex: « Vous consultez un spécialiste? Sinon, pourquoi? », adressé à Christine Le Doaré, parmi d’autres gentillesses du même type). C’est ainsi que certaines questions, qui pouvaient être tout à fait pertinentes (ou non) se retrouvent être posées tardivement ou à passer à la trappe. Cela est frustrant pour celui qui souhaitait obtenir une réponse immédiate, mais le format et la durée des échanges fait qu’on ne peut pas aborder tous les sujets à la fois. Certains invités proposent parfois gentiment de répondre aux questions plus tard, d’autres n’ont pas le temps.

Enfin, lors d’un événement en direct, les choix d’un modérateur contiennent leur part d’arbitraire, et par là-même d’erreur.  Lorsque les questions sont très nombreuses – ce qui était le cas lors du chat avec Christine Le Doaré – le travail de modération (lectures des nouvelles questions, rejet des spams ou des insultes, corrections des fautes, réécriture, dialogue avec les internautes qui s’impatientent ou ne comprennent pas le fonctionnement de l’interface) fait que l’on peut parfois passer à côté de certaines d’entre elles.

Toujours est-il que vous êtes de plus en plus nombreux à suivre nos chats et que nous en sommes très heureux. Ce type de fonctionnalité constitue l’essence même de ce que nous voulions faire avec Yagg: un site pleinement participatif.

Vous pouvez trouver tous les compte-rendus dans notre rubrique Chats.